Beskrifning öfver svenska vestindiska ön St. Barthelemi

L'ancienne colonie suédoise de S:t Barthélemy et son histoire.

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Re: Beskrifning öfver svenska vestindiska ön St. Barthelemi

Messagepar S:t Barthélemysällskapet » Mar Juin 21, 2011 11:55 am

knatte a écrit:
JacquesG a écrit:Mais oui, j'avais confondu avec un autre passage... :oops:
Dit-on griffon pour greif en ce qui concerne le métissage ? Jag vet inte.

Il me semble avoir vu "le griffe", "la griffon[n]e" mais je ne suis pas un expert vraiment ;

en tous cas d'après Moreau de St Mery : Griffe/Griffonne... et non Griffon/Griffonne
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Re: Beskrifning öfver svenska vestindiska ön St. Barthelemi

Messagepar JacquesG » Jeu Juin 23, 2011 9:15 am

Suite :

Les esclaves exécutaient souvent leurs danses dehors en pleine rue, ou bien aussi ils occupaient une maison ; mais ils ne devaient pas rester ensemble au delà de 9 h, si le Gouverneur ne leur en avait pas donné l'autorisation. Leurs danses consistaient en de multiples balancements et mouvements du corps, qui auraient difficilement pu être appris par des Européens ; les créoles, élevés depuis l'enfance parmi les noirs et les esclaves, pouvaient cependant difficilement apprendre les danses nègres ; mais les nègres par contre pouvaient apprendre facilement bien des danses européennes. Leurs musiques et leurs jeux se composaient d'un ou plusieurs "violons", un arc sur lequel était tendue une peau comme sur un tambour ; quel que soit l'endroit où cet instrument était utilisé, un triangle était toujours présent, qui par ses sonorités composait une partie de la musique, alors qu'un nègre était assis dessus et le frappait, tout en s'accordant avec les "violons".

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Re: Beskrifning öfver svenska vestindiska ön St. Barthelemi

Messagepar S:t Barthélemysällskapet » Jeu Juin 23, 2011 10:15 am

bravo ! Merci !

et je conclue comme il se doit par une synthèse de vos traductions pour ces pages 51-56 :


Tout ce qui poussait dans les plantations était transporté par les esclaves, si bien qu'aucun engin de transport n'était nécessaire.
La loi selon laquelle tout était jugé et décidé, y compris lorsqu'il s'agissait d'affaires suédoises, était la loi suédoise. Certaines affaires cependant étaient jugées selon la loi des Antilles, la coutume ou les accords avec les iles voisines, ainsi qu'après entente avec les voisins. Le Gouverneur était le juge suprême ; un justicier intervenait aussi, envoyé par Stockholm.
La loi selon laquelle les nègres étaient punis, presque chaque propriétaire avait la sienne propre ; il avait le droit de traiter ses esclaves selon son bon vouloir et sa conscience. Il arrive souvent que, lorsqu'un esclave meurt de faim, est contraint de travailler trop dur ou reçoive des châtiments quotidiens, il essaye de s'échapper ; alors son propriétaire, s'il le retrouve, a le droit de le punir à sa guise.
Le propriétaire pose sur l'esclave un grand carcan de fer qui y est fixé avec un lourd cadenas autour du cou, et alors soit il laisse un ou plusieurs le tenir, soit il l'attache à un mur ou à un piquet, il le déshabille et il le bat avec une verge de cuir noué, à même le corps, aussi longtemps qu'il en a la force et que dure sa colère. L'esclave va ensuite plus ou moins longtemps au travail, et est tourmenté jour et nuit soit par des anneaux de fer, soit par un collier de fer avec de longs crochets saillants. Des anneaux de fer aux jambes ne sont pas inhabituels non plus. Les propriétaires qui ne veulent pas punir eux-mêmes leurs esclaves, les font conduire au poste de garde, où il sont mis en prison pour y attendre leur peine, qui est proportionnée aux déclarations du propriétaire et aux infractions de l'esclave ; la punition se passe la plupart du temps de la manière suivante.
Le criminel est étendu à terre à plat ventre, on lui attache les mains à la roue d'un canon, les pieds sont étendus et fixés à un second pieu qui est fiché en terre, les vêtements sont enlevés jusqu'à dénuder complètement le corps, celui qui doit le frapper a un fouet avec un manche court ; mais le [?] et la lanière sont longues de 6 ou 7 aunes; il se place à quelque distance et fait claquer son fouet sur le corps nu de l'esclave ; chaque coup claque comme un coup de feu et de grands morceaux de peau et de chair sont souvent détachés du corps ; l'esclave subit 30, 50 ou 100 coups de fouet, suivant la gravité de son crime.
Le pilori (piquet de la honte) auquel les esclaves et les nègres sont attachés pour y rester une ou plusieurs heures sous les yeux de la foule qui les "abomine", n'était pas loin du poste de garde ou de l'endroit où ce qui précède se déroulait; Il se composait de deux planches, deux piquets étaient fichés en terre, de deux aunes de hauteur, entre ces piquets était fixé la planche inférieure, à environ 1 aune 1/2 du sol, la seconde était était simplement posée au dessus, réunie à celle du dessous d'un côté par une charnière, de l'autre avec deux crochets et un [överlägg ?] auquel on pouvait mettre un cadenas; entre ces planches était creusé un trou rond prévu pour le cou, un un plus petit de chaque côté pour les bras; lorsque quelqu'un devait y être attaché, alors on soulevait la planche du haut, et le criminel y était introduit la tête et les bras en avant. Le "piquet de la honte" était si long que l'on pouvait en mettre plusieurs en une seule fois.
Verges : elles sont faites de lanières de cuir brut, on enlève les poils puis on tord les lanières et on les fait sécher, ainsi elles conservent leur forme. Les esclaves qui travaillent à la maison les reçoivent plusieurs fois par jour, un ou plusieurs coups, selon l'humeur du propriétaire et les infractions légères de l'esclave. Un coup de ces verges peut être cuisant sur un corps nu, mais ça peut bien faire mal, le patron a toujours le plaisir de mériter la reconnaissance de son esclave.
Si un esclave commet un crime si affreux que d'après la loi il doit perdre la vie, alors, d'après les récits, cet esclave doit être selon la loi payé à son propriétaire au frais du pays entier.
Les lois sont très sévères pour les esclaves; il y a peine de mort si l'esclave frappe son propriétaire ou le "ta emot" ?. Aucun esclave ne doit porter une carabine ou un fusil, entre autres.
Les esclaves ont souvent une mentalité têtue et querelleuse, ce qui en grande partie devrait venir de la manière sévère de les punir, de leur constant esclavage, de leur mauvaises conditions d'existence et du fait de se sentir constamment méprisés. On voit l'exemple d'animaux sans âmes qui, lorsqu'on les traite ainsi de manière extrême, se rebellent et veulent se défendre face aux personnes qu'ils connaissent pourtant le mieux et à celui qui s'en occupe et les nourrit; c'est pourquoi l'on devrait obtenir davantage d'eux par un traitement approprié et conciliant que par la sévérité. La nation anglaise est la seule qui jusqu'à présent ait pris cela en considération et ait accordé à ses esclaves une plus grande sécurité et une vie plus libre.
Les distractions ( ... : suivent des considérations sur les activités des blancs)
Billards (...)
Danse : elle est pratiquée à la fois par les Européens et par les Créoles, mais surtout par les noirs et par les esclaves. Les esclaves exécutaient souvent leurs danses dehors en pleine rue, ou bien aussi ils occupaient une maison; mais ils ne devaient pas rester ensemble au delà de 9 h, si le Gouverneur ne leur en avait pas donné l'autorisation. Leurs danses consistaient en de multiples balancements et mouvements du corps, qui auraient difficilement pu être appris par des Européens; les créoles, élevés depuis l'enfance parmi les noirs et les esclaves, pouvaient cependant difficilement apprendre les danses nègres; mais les nègres par contre pouvaient apprendre facilement bien des danses européennes. Leurs musiques et leurs jeux se composaient d'un ou plusieurs "violons", un arc sur lequel était tendue une peau comme sur un tambour ; quel que soit l'endroit où cet instrument était utilisé, un triangle était toujours présent, qui par ses sonorités composait une partie de la musique, alors qu'un nègre était assis dessus et le frappait, tout en s'accordant avec les "violons".


The end...
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