par JacquesG » Lun Nov 12, 2007 6:45 pm
La nuit a déployé son voile noir
Sur les vertes vallées de la terre;
Sur son grabat, délivré du joug,
Le Noir soucieux parle dans son insomnie:
"Tout est plongé dans les bras du repos!
Le maitre lui-même, dont le coeur dur
Ne s'émeut pas de mon tourment,
Dort sans que sa conscience ne l'accable.
Mais mon œil ne profite d'aucun repos;
Car il m'est impossible d'oublier
Le pays des Noirs, où se trouvent
Père et mère et ma tendre fratrie.
Ne sortiront jamais de mon esprit
Les danses et les chants de mon village natal.
La fidèle Zuma passe et repasse encore
Sur la rétine de mon souvenir.
A la porte de sa cabane
Elle se tient chaque soir et regarde,
La larme à l'œil, l'ami évanoui
Qui ne lui fait plus signe depuis la colline.
Ensuite, le vers " Aldrig se'n den mer förlåter" m'est obscur, ainsi que le suivant, "Genom döden friad" que je comprends mais dont je ne vois pas le sens ici (pourquoi serait-il libéré par la mort, à travers la mort, et de qui, de lui-même, alors qu'il est optimiste sur la fin de son esclavage dans la strophe précédente?) et ceci m'empêche de traduire valablement les dernières strophes, qui, à part cela, sont très claires.
Bon, ceci dit, après mûre réflexion, je me décide à donner le reste:
Bientôt, si le prêtre ne (se) trompe pas,
Mes chaines se briseront; alors je prendrai
A nouveau le chemin de mon village;
(........)
(Libéré par la mort), je me rendrai
Dans la maison si familière de ma Zuma;
Sa joie grandira imperceptiblement;
Je lui apporterai protection et réconfort.
A la fin, quand elle sera bien vieille,
Qu'elle ne pourra plus filer le coton
Ni cultiver la terre,
Ni trouver son chemin vers la source,
Du haut du palmier je lui crierai:
"Viens, ma Zuma!", et elle répondra:
"Me voici, j'arrive", et tous les deux
Nous regarderons les nuages défiler dans le ciel".
Autre possibilité: On nous verra passer sur un nuage".
Pour (.........), je propose: Pour ne plus jamais le quitter.
Ce qui fait que la prase d'origine ressemble plus à de l'allemand qu'à du suédois (förlåta veut dire de nos jours pardonner, et non quitter, mais ressemble à l'allemand verlassen!). Reste le mystère de "Délivré de la mort", ou alors c'est moi qui me plante tout à fait!
Får jag be om hjälp?
Dernière édition par
JacquesG le Mar Nov 13, 2007 8:09 pm, édité 3 fois.