Mise en application du traité abolissant la traite suédoise

L'ancienne colonie suédoise de S:t Barthélemy et son histoire.

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Re: Mise en application du traité abolissant la traite suédo

Messagepar JacquesG » Dim Jan 09, 2011 7:33 pm

Oui, je confirme : refouler, renvoyer, expulser, selon votre humeur...!
C'est encore plus précis dans cet extrait : från ön förpassa = les expulser de l'île

Ou donc c'est-y que vous vouliez que j'aille aussi...? Redonnez-moi le lien et j'y ferai un tour.
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Re: Mise en application du traité abolissant la traite suédo

Messagepar JacquesG » Dim Jan 09, 2011 7:39 pm

knatte a écrit:
JacquesG a écrit:Meilleurs voeux à toi aussi !
Donc il faut comprendre ici "refouler". D'accord !
"avvisa" est effectivement un verbe que j'entends à la télé :wink:


Cfr. les règles élaborées par les collaborateurs de l'agence de presse suédoise TT :

http://www.tt.se/ttsprak/ttspraket.pdf


Lien intéressant, mais je n'arrive pas à ouvrir quoi que ce soit... Il doit y avoir un bug en ce moment.
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Re: Mise en application du traité abolissant la traite suédo

Messagepar S:t Barthélemysällskapet » Dim Jan 09, 2011 7:45 pm

JacquesG a écrit:Ou donc c'est-y que vous vouliez que j'aille aussi...? Redonnez-moi le lien et j'y ferai un tour.

en fait il serait peut-être souhaitable de poursuivre ici d'abord, il restait encore quelques passages litigieux (en rouge)

l'original est là : post123740.html#p123740 :

Extrait du procès-verbal de la séance du Conseil de Saint-Barthélemy le 14 mars 1828
Le Conseil se saisit à nouveau de la question repoussée lors de la session précédente, concernant l'opportunité d'accueillir ici et de renvoyer de l'île les nègres et négresses africains, arrivés possiblement [?] des iles voisines ou arrivant là-bas, depuis la publication du traité avec l'Angleterre sur l'abolition du commerce des esclaves.
Après la réflexion qui s'en suivit, M. le Justicier, qui avait soulevé la question, exprima que, si toutes les raisons qui apparaissaient pour le respect des dispositions, selon le traité, concernant les esclaves créoles, ne pouvaient être forcément considérées comme valables en ce qui concerne les susnommés (ie : les autres esclaves), il pensait cependant que le Conseil, au sein duquel était né un doute au sujet de l'application du dit traité, procéderait au mieux si, tant qu'il n'aurait pas reçu les explications de Sa Gracieuse Majesté, il laissait les choses en l'état. Que lui, pour sa part, dans le cas en question, nourrissait un tel doute, M. le Justicier ne pouvait s'empêcher de le reconnaître, car le traité ne semblait pas avoir pour objet de proposer un moyen bona fide pour l'affranchissement des esclaves étrangers, mais seulement d'empêcher [que le commerce soit poursuivi par des personnes incompétentes en matière d'esclavage], et pour le reste M. le Justicier ne pouvait s'imaginer que le Conseil accède aux visées supérieures de sa Royale Majesté si celles-ci, et avant que les dispositions touchant les esclaves [pp ?] ne soient formellement révoquées, ou mises en accord avec le traité, sans porter considération à un propriétaire d'esclaves , et seulement sur la base / en raison de l'importation, même [quand / que ?] la personne concernée ne cherche pas à en dissimuler la connaissance, lui enlevaient ses esclaves et l'en privaient, alors qu'ils les avait acquis légalement et de plein droit.
Ce sont ces raisons qui ont retenu M. le Justicier d'exiger l'application de l'ordonnance royale norvégienne de l'année 1792, incluse dans le traité, au sujet [?] des nègres africains visés [?] dans sa requête de la dernière session, dans la mesure où leur propriétaire pouvait dûment certifier son droit de propriété ou celui du propriétaire précédent comme étant agréé et reconnu au lieu où le nègre réside, ou au lieu d'où il est venu.
Sur la question d'une telle preuve [?], M. le Justicier avait exprimé sa pensée lors de la session passée, concernant la valeur qu'il estimait qu'un "pass" pouvait avoir. Il ne lui restait ainsi, pour compléter l'examen de cette matière, qu'à décider des suites lorsqu'une telle preuve n'est pas apportée dès le dépot de la demande, ou bien lorsqu'elle manque tout à fait. Que les dispositions susnommées de 1792 visent précisément les nègres pour lesquels des preuves officielles font défaut, M. le Justicier le considérait comme douteux; il n'hésitait pas non plus sur l'opportunité [?], en raison de l'interdiction formulée par les dites dispositions, dont la transgression conduirait nécessairement à la perte des esclaves, de procurer au plus vite à ceux-ci toute la liberté qui, selon le point 6 de l'annexe au traité, article D, échoit à des esclaves saisis qui ont été l'objet de commerce. [M. le Justicier ne pouvait cependant, pour sa part, cacher ses réserves important face à l'application d'une telle mesure; laquelle, à l'heure actuelle et tant qu'elle n'est pas expressément ordonnée, pourrait être contestée au motif apparent/évident? qu'en/à la connaissance des différentes opinions qui semblent exister même parmi les Membres du Conseil, pourrait être supporté par la personne atteinte par cette mesure, ainsi que par ailleurs la perte, l'embarras et le désagrément qui pourraient être ainsi causés.]
En raison de ceci, et comme il semble que le même but puisse être atteint par des moyens plus doux, M. le Justicier pensait qu'il était de son devoir, sur la question des conséquences d'un manque de justificatifs dans les affaires susdites, de se limiter pour l'instant à proposer que le Conseil, dans chaque cas qui serait porté à sa connaissance, interdise au possesseur d'esclaves supposé que l'esclave soit expédié, vendu ou qu'on en dispose, jusqu'à ce que soit davantage connue la volonté de sa Royale Majesté.
Cependant, comme M. le Justicier, par suite du traité, devait pour sa part admettre que, jusqu'à ce que cela soit démontré différemment selon les raisons qui viennent d'être exposées, tous les nègres africains importés ici après la publications du traité sont détenus illégalement, M. le Justicier considérait de son devoir de proposer que le Conseil du Gouvernement enjoigne au plus vite au Vice-Fiscal de rapporter le plus promptement possible combien il y a ici d'esclaves ayant la qualité concernée, après quoi le Conseil devrait, en interdisant de vendre entre temps les esclaves ainsi recensés, imposer aux propriétaires supposés d'étayer dans un certain délai la légalité de leur propriété.
Après que M. le Justicier se soit exprimé de la manière dite, le membre élu P. Bertin ainsi que le Major de Place Haasum se sont déclarés d'accord avec les opinions exprimées par M. le Justicier sur ces questions, et s'unirent pour appuyer les mesures proposées par lui en conséquence, mais par contre les membres élus Gd Röhl et le Docteur Cock, ainsi que le médecin du gouvernement, le Docteur Leurén, firent des déclarations particulières, parmi lesquelles celles du marchand G. Röhl eut la teneur qui suit:
"Je suis d'avis qu'aucune circonstance n'appelle un quelconque changement dans les dispositions ou les usages applicables à ces affaires, et, en ce qui concerne le décret de sa Majesté Danoise, il est bien connu qu'il n'a jamais été mis en pratique à St. Thomas."
M. le Docteur Cock a laissé le message écrit suivant:
"A propos de la question, "Les Nègres Créoles des îles voisines peuvent-ils être introduits dans cette île", je réponds par l'affirmative, à moins qu'il soit prévu de jetter des obstacles presque insurmontables à la libre communication avec ces îles. - S'agissant de Nègres Africains, si le commerce des Esclaves était sanctionné par n'importe lequel des Gouvernements de ces mêmes îles, il pourrait y avoir quelques difficultés, mais comme ce n'est pas le cas, pourquoi les Nègres Africains, pourvus de passeports, sur lesquels il serait mentionné qu'ils sont Africains, ou d'Actes de vente en règle, ne pourraient-ils pas être admis. Je ne vois aucune raison, à moins que nous nous pensions en droit de suspecter les Gouvernements voisins de non sincérité. Mais que l'un d'entre eux ne s'avère avoir été introduit clandestinement à partir de la discussion finale de cette question, il pourrait peut-être être un devoir de détenir de tels esclaves dans la colonie jusqu'à ce que la Volonté de Sa Majesté soit connue." /signé/ W.H. Cock.
La déclaration écrite du Docteur Leurén avait la teneur qui suit:
"A propos du procès verbal du 14 mars et des opinions émises alors par M. le Justicier sur la question de l'application du traité susnommé, je me permets d'ajouter que, selon ma profonde conviction, l'importance la plus grande doit être accordée au fait que, au cours des quatre années écoulées depuis la conclusion du traité concerné, le contenu et le champ d'application de celui-ci ont été largement peu connus et compris par les habitants; qu'il n'a, à travers aucun document émanant du Conseil du Gouvernement, pas été interprété comme devant s'appliquer aux déplacements d'esclaves qui ont lieu entre les îles des Indes Occidentales; que les dispositions prises ici concernant l'importation d'esclaves n'ont pas été modifiées, et que ainsi la question ne s'est jamais posée, lorsque l'on a introduit, depuis une colonie française, hollandaise, danoise ou espagnole, des domestiques achetés là-bas ou qu'on les a achetés ici après leur introduction, que ceux-ci aient été d'origine africaine ou créole, et que le propriétaire s'est considéré en possession légale de ceux-ci, avec plein droit de les revendre.
Que les mesures prises maintenant, qui auraient un effet rétroactif, et à cause des possibles difficultés à obtenir davantage de preuves acceptables de propriété qu'il n'en a été exigé jusqu'à présent, devraient conduire à une insécurité si importante d'une propriété déjà chèrement acquise, cela serait d'une sévérité tout à fait déplacée, et mon point de vue serait donc que les mesures fiscales proposées dans l'immédiat par M. le Justicier, ainsi que l'examen plus précis de la provenance des esclaves et de leur reconnaissance dans d'autres colonies, devraient se limiter au cas des nègres africains possiblement arrivés ici à partir de ce jour." /Signé/ J. Leurén.
Session close.
Gustavia, ut supra.
Ex Protocollo.
Geo: Ekholtz.
Modifié en dernier par S:t Barthélemysällskapet le Dim Jan 09, 2011 9:35 pm, modifié 6 fois.
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Re: Mise en application du traité abolissant la traite suédo

Messagepar JacquesG » Dim Jan 09, 2011 8:18 pm

D'accord ! Un peu de travail pour cette semaine...
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Re: Mise en application du traité abolissant la traite suédo

Messagepar S:t Barthélemysällskapet » Dim Jan 09, 2011 9:47 pm

et pour vous faciliter ce travail...

les trois premiers passages en rouge se trouvent à priori là dedans :

Image
Modifié en dernier par S:t Barthélemysällskapet le Ven Jan 14, 2011 3:34 pm, modifié 1 fois.
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Re: Mise en application du traité abolissant la traite suédo

Messagepar JacquesG » Dim Jan 09, 2011 10:52 pm

Passage 1:
Je retombe sur le même problème que précédemment : att förhindra (OK), det personer obehörige i slaveri försattes, etc ne m'est pas bien compréhensible, et ma traduction (en rouge) est davantage une interprétation...
-- au lieu de det, j'attends att
-- j'attendais que behörig soit avant personer
-- je ne comprends pas "försattes", qui me semble être un passif

Passage 2 :
pp : il doit s'agir de fremmande = främmande = étrangers
Donc : les esclaves étrangers concernés

Passage 3 :
seulement sur la base de l'importation, même si...

(à suivre le long passage en rouge, ces jours !)
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Re: Mise en application du traité abolissant la traite suédo

Messagepar S:t Barthélemysällskapet » Jeu Jan 13, 2011 3:50 pm

je mets à jour de ces ajustements en attendant la suite et éventuellement l'intervention d'un expert s'agissant du premier passage qui pose toujours problème :wink:

Extrait du procès-verbal de la séance du Conseil de Saint-Barthélemy le 14 mars 1828
Le Conseil se saisit à nouveau de la question repoussée lors de la session précédente, concernant l'opportunité d'accueillir ici et de renvoyer de l'île les nègres et négresses africains, arrivés possiblement [?] des iles voisines ou arrivant là-bas, depuis la publication du traité avec l'Angleterre sur l'abolition du commerce des esclaves.
Après la réflexion qui s'en suivit, M. le Justicier, qui avait soulevé la question, exprima que, si toutes les raisons qui apparaissaient pour le respect des dispositions, selon le traité, concernant les esclaves créoles, ne pouvaient être forcément considérées comme valables en ce qui concerne les susnommés (ie : les autres esclaves), il pensait cependant que le Conseil, au sein duquel était né un doute au sujet de l'application du dit traité, procéderait au mieux si, tant qu'il n'aurait pas reçu les explications de Sa Gracieuse Majesté, il laissait les choses en l'état. Que lui, pour sa part, dans le cas en question, nourrissait un tel doute, M. le Justicier ne pouvait s'empêcher de le reconnaître, car le traité ne semblait pas avoir pour objet de proposer un moyen bona fide pour l'affranchissement des esclaves étrangers, mais seulement d'empêcher [que le commerce soit poursuivi par des personnes incompétentes en matière d'esclavage], et pour le reste M. le Justicier ne pouvait s'imaginer que le Conseil accède aux visées supérieures de sa Royale Majesté si celles-ci, et avant que les dispositions touchant les esclaves étrangers concernés ne soient formellement révoquées, ou mises en accord avec le traité, sans porter considération à un propriétaire d'esclaves , et seulement sur la base de l'importation, même si la personne concernée ne cherche pas à en dissimuler la connaissance, lui enlevaient ses esclaves et l'en privaient, alors qu'ils les avait acquis légalement et de plein droit.
Ce sont ces raisons qui ont retenu M. le Justicier d'exiger l'application de l'ordonnance royale norvégienne de l'année 1792, incluse dans le traité, au sujet [?] des nègres africains visés [?] dans sa requête de la dernière session, dans la mesure où leur propriétaire pouvait dûment certifier son droit de propriété ou celui du propriétaire précédent comme étant agréé et reconnu au lieu où le nègre réside, ou au lieu d'où il est venu.
Sur la question d'une telle preuve [?], M. le Justicier avait exprimé sa pensée lors de la session passée, concernant la valeur qu'il estimait qu'un "pass" pouvait avoir. Il ne lui restait ainsi, pour compléter l'examen de cette matière, qu'à décider des suites lorsqu'une telle preuve n'est pas apportée dès le dépot de la demande, ou bien lorsqu'elle manque tout à fait. Que les dispositions susnommées de 1792 visent précisément les nègres pour lesquels des preuves officielles font défaut, M. le Justicier le considérait comme douteux; il n'hésitait pas non plus sur l'opportunité [?], en raison de l'interdiction formulée par les dites dispositions, dont la transgression conduirait nécessairement à la perte des esclaves, de procurer au plus vite à ceux-ci toute la liberté qui, selon le point 6 de l'annexe au traité, article D, échoit à des esclaves saisis qui ont été l'objet de commerce. [M. le Justicier ne pouvait cependant, pour sa part, cacher ses réserves important face à l'application d'une telle mesure; laquelle, à l'heure actuelle et tant qu'elle n'est pas expressément ordonnée, pourrait être contestée au motif apparent/évident? qu'en/à la connaissance des différentes opinions qui semblent exister même parmi les Membres du Conseil, pourrait être supporté par la personne atteinte par cette mesure, ainsi que par ailleurs la perte, l'embarras et le désagrément qui pourraient être ainsi causés.]
En raison de ceci, et comme il semble que le même but puisse être atteint par des moyens plus doux, M. le Justicier pensait qu'il était de son devoir, sur la question des conséquences d'un manque de justificatifs dans les affaires susdites, de se limiter pour l'instant à proposer que le Conseil, dans chaque cas qui serait porté à sa connaissance, interdise au possesseur d'esclaves supposé que l'esclave soit expédié, vendu ou qu'on en dispose, jusqu'à ce que soit davantage connue la volonté de sa Royale Majesté.
Cependant, comme M. le Justicier, par suite du traité, devait pour sa part admettre que, jusqu'à ce que cela soit démontré différemment selon les raisons qui viennent d'être exposées, tous les nègres africains importés ici après la publications du traité sont détenus illégalement, M. le Justicier considérait de son devoir de proposer que le Conseil du Gouvernement enjoigne au plus vite au Vice-Fiscal de rapporter le plus promptement possible combien il y a ici d'esclaves ayant la qualité concernée, après quoi le Conseil devrait, en interdisant de vendre entre temps les esclaves ainsi recensés, imposer aux propriétaires supposés d'étayer dans un certain délai la légalité de leur propriété.
Après que M. le Justicier se soit exprimé de la manière dite, le membre élu P. Bertin ainsi que le Major de Place Haasum se sont déclarés d'accord avec les opinions exprimées par M. le Justicier sur ces questions, et s'unirent pour appuyer les mesures proposées par lui en conséquence, mais par contre les membres élus Gd Röhl et le Docteur Cock, ainsi que le médecin du gouvernement, le Docteur Leurén, firent des déclarations particulières, parmi lesquelles celles du marchand G. Röhl eut la teneur qui suit:
"Je suis d'avis qu'aucune circonstance n'appelle un quelconque changement dans les dispositions ou les usages applicables à ces affaires, et, en ce qui concerne le décret de sa Majesté Danoise, il est bien connu qu'il n'a jamais été mis en pratique à St. Thomas."
M. le Docteur Cock a laissé le message écrit suivant:
"A propos de la question, "Les Nègres Créoles des îles voisines peuvent-ils être introduits dans cette île", je réponds par l'affirmative, à moins qu'il soit prévu de jetter des obstacles presque insurmontables à la libre communication avec ces îles. - S'agissant de Nègres Africains, si le commerce des Esclaves était sanctionné par n'importe lequel des Gouvernements de ces mêmes îles, il pourrait y avoir quelques difficultés, mais comme ce n'est pas le cas, pourquoi les Nègres Africains, pourvus de passeports, sur lesquels il serait mentionné qu'ils sont Africains, ou d'Actes de vente en règle, ne pourraient-ils pas être admis. Je ne vois aucune raison, à moins que nous nous pensions en droit de suspecter les Gouvernements voisins de non sincérité. Mais que l'un d'entre eux ne s'avère avoir été introduit clandestinement à partir de la discussion finale de cette question, il pourrait peut-être être un devoir de détenir de tels esclaves dans la colonie jusqu'à ce que la Volonté de Sa Majesté soit connue." /signé/ W.H. Cock.
La déclaration écrite du Docteur Leurén avait la teneur qui suit:
"A propos du procès verbal du 14 mars et des opinions émises alors par M. le Justicier sur la question de l'application du traité susnommé, je me permets d'ajouter que, selon ma profonde conviction, l'importance la plus grande doit être accordée au fait que, au cours des quatre années écoulées depuis la conclusion du traité concerné, le contenu et le champ d'application de celui-ci ont été largement peu connus et compris par les habitants; qu'il n'a, à travers aucun document émanant du Conseil du Gouvernement, pas été interprété comme devant s'appliquer aux déplacements d'esclaves qui ont lieu entre les îles des Indes Occidentales; que les dispositions prises ici concernant l'importation d'esclaves n'ont pas été modifiées, et que ainsi la question ne s'est jamais posée, lorsque l'on a introduit, depuis une colonie française, hollandaise, danoise ou espagnole, des domestiques achetés là-bas ou qu'on les a achetés ici après leur introduction, que ceux-ci aient été d'origine africaine ou créole, et que le propriétaire s'est considéré en possession légale de ceux-ci, avec plein droit de les revendre.
Que les mesures prises maintenant, qui auraient un effet rétroactif, et à cause des possibles difficultés à obtenir davantage de preuves acceptables de propriété qu'il n'en a été exigé jusqu'à présent, devraient conduire à une insécurité si importante d'une propriété déjà chèrement acquise, cela serait d'une sévérité tout à fait déplacée, et mon point de vue serait donc que les mesures fiscales proposées dans l'immédiat par M. le Justicier, ainsi que l'examen plus précis de la provenance des esclaves et de leur reconnaissance dans d'autres colonies, devraient se limiter au cas des nègres africains possiblement arrivés ici à partir de ce jour." /Signé/ J. Leurén.
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Re: Mise en application du traité abolissant la traite suédo

Messagepar JacquesG » Jeu Jan 13, 2011 7:18 pm

Pour le passage 1, je pense vraiment que c'est ça, mais je n'en ai pas la certitude...
Le 2, demain sans doute ! God kväll !
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Re: Mise en application du traité abolissant la traite suédo

Messagepar knatte » Ven Jan 14, 2011 1:34 am

JacquesG a écrit:Passage 1:
Je retombe sur le même problème que précédemment : att förhindra (OK), det personer obehörige i slaveri försattes, etc ne m'est pas bien compréhensible, et ma traduction (en rouge) est davantage une interprétation...
-- au lieu de det, j'attends att
-- j'attendais que behörig soit avant personer
-- je ne comprends pas "försattes", qui me semble être un passif
...


utan endast att förhindra, det personer obehörigen i slaveri försättas, ...

Il me faudrait du temps pour revoir le passage dans le manuscrit pour voir pourquoi une forme försattes (ou si c'est une erreur) mais, en tout cas, le verbe est certainement försätta et, sans aucune perte de sens, vous pouvez faire une traduction avec försättas, donc :

"mais seulement empêcher que des personnes soient abusivement (irrégulièrement, illégalement) mises en (soumises à l') esclavage".
Modifié en dernier par knatte le Ven Jan 14, 2011 2:15 am, modifié 1 fois.
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Re: Mise en application du traité abolissant la traite suédo

Messagepar S:t Barthélemysällskapet » Ven Jan 14, 2011 1:56 am

c'est plus compréhensible ainsi, je corrige, merci :wink:

Extrait du procès-verbal de la séance du Conseil de Saint-Barthélemy le 14 mars 1828
Le Conseil se saisit à nouveau de la question repoussée lors de la session précédente, concernant l'opportunité d'accueillir ici et de renvoyer de l'île les nègres et négresses africains, arrivés possiblement [?] des iles voisines ou arrivant là-bas, depuis la publication du traité avec l'Angleterre sur l'abolition du commerce des esclaves.
Après la réflexion qui s'en suivit, M. le Justicier, qui avait soulevé la question, exprima que, si toutes les raisons qui apparaissaient pour le respect des dispositions, selon le traité, concernant les esclaves créoles, ne pouvaient être forcément considérées comme valables en ce qui concerne les susnommés (ie : les autres esclaves), il pensait cependant que le Conseil, au sein duquel était né un doute au sujet de l'application du dit traité, procéderait au mieux si, tant qu'il n'aurait pas reçu les explications de Sa Gracieuse Majesté, il laissait les choses en l'état. Que lui, pour sa part, dans le cas en question, nourrissait un tel doute, M. le Justicier ne pouvait s'empêcher de le reconnaître, car le traité ne semblait pas avoir pour objet de proposer un moyen bona fide pour l'affranchissement des esclaves étrangers, mais seulement d'empêcher que des personnes soient irrégulièrement mises en esclavage, et pour le reste M. le Justicier ne pouvait s'imaginer que le Conseil accède aux visées supérieures de sa Royale Majesté si celles-ci, et avant que les dispositions touchant les esclaves étrangers concernés ne soient formellement révoquées, ou mises en accord avec le traité, sans porter considération à un propriétaire d'esclaves , et seulement sur la base de l'importation, même si la personne concernée ne cherche pas à en dissimuler la connaissance, lui enlevaient ses esclaves et l'en privaient, alors qu'ils les avait acquis légalement et de plein droit.
Ce sont ces raisons qui ont retenu M. le Justicier d'exiger l'application de l'ordonnance royale norvégienne de l'année 1792, incluse dans le traité, au sujet [?] des nègres africains visés [?] dans sa requête de la dernière session, dans la mesure où leur propriétaire pouvait dûment certifier son droit de propriété ou celui du propriétaire précédent comme étant agréé et reconnu au lieu où le nègre réside, ou au lieu d'où il est venu.
Sur la question d'une telle preuve [?], M. le Justicier avait exprimé sa pensée lors de la session passée, concernant la valeur qu'il estimait qu'un "pass" pouvait avoir. Il ne lui restait ainsi, pour compléter l'examen de cette matière, qu'à décider des suites lorsqu'une telle preuve n'est pas apportée dès le dépot de la demande, ou bien lorsqu'elle manque tout à fait. Que les dispositions susnommées de 1792 visent précisément les nègres pour lesquels des preuves officielles font défaut, M. le Justicier le considérait comme douteux; il n'hésitait pas non plus sur l'opportunité [?], en raison de l'interdiction formulée par les dites dispositions, dont la transgression conduirait nécessairement à la perte des esclaves, de procurer au plus vite à ceux-ci toute la liberté qui, selon le point 6 de l'annexe au traité, article D, échoit à des esclaves saisis qui ont été l'objet de commerce. [M. le Justicier ne pouvait cependant, pour sa part, cacher ses réserves important face à l'application d'une telle mesure; laquelle, à l'heure actuelle et tant qu'elle n'est pas expressément ordonnée, pourrait être contestée au motif apparent/évident? qu'en/à la connaissance des différentes opinions qui semblent exister même parmi les Membres du Conseil, pourrait être supporté par la personne atteinte par cette mesure, ainsi que par ailleurs la perte, l'embarras et le désagrément qui pourraient être ainsi causés.]
En raison de ceci, et comme il semble que le même but puisse être atteint par des moyens plus doux, M. le Justicier pensait qu'il était de son devoir, sur la question des conséquences d'un manque de justificatifs dans les affaires susdites, de se limiter pour l'instant à proposer que le Conseil, dans chaque cas qui serait porté à sa connaissance, interdise au possesseur d'esclaves supposé que l'esclave soit expédié, vendu ou qu'on en dispose, jusqu'à ce que soit davantage connue la volonté de sa Royale Majesté.
Cependant, comme M. le Justicier, par suite du traité, devait pour sa part admettre que, jusqu'à ce que cela soit démontré différemment selon les raisons qui viennent d'être exposées, tous les nègres africains importés ici après la publications du traité sont détenus illégalement, M. le Justicier considérait de son devoir de proposer que le Conseil du Gouvernement enjoigne au plus vite au Vice-Fiscal de rapporter le plus promptement possible combien il y a ici d'esclaves ayant la qualité concernée, après quoi le Conseil devrait, en interdisant de vendre entre temps les esclaves ainsi recensés, imposer aux propriétaires supposés d'étayer dans un certain délai la légalité de leur propriété.
Après que M. le Justicier se soit exprimé de la manière dite, le membre élu P. Bertin ainsi que le Major de Place Haasum se sont déclarés d'accord avec les opinions exprimées par M. le Justicier sur ces questions, et s'unirent pour appuyer les mesures proposées par lui en conséquence, mais par contre les membres élus Gd Röhl et le Docteur Cock, ainsi que le médecin du gouvernement, le Docteur Leurén, firent des déclarations particulières, parmi lesquelles celles du marchand G. Röhl eut la teneur qui suit:
"Je suis d'avis qu'aucune circonstance n'appelle un quelconque changement dans les dispositions ou les usages applicables à ces affaires, et, en ce qui concerne le décret de sa Majesté Danoise, il est bien connu qu'il n'a jamais été mis en pratique à St. Thomas."
M. le Docteur Cock a laissé le message écrit suivant:
"A propos de la question, "Les Nègres Créoles des îles voisines peuvent-ils être introduits dans cette île", je réponds par l'affirmative, à moins qu'il soit prévu de jetter des obstacles presque insurmontables à la libre communication avec ces îles. - S'agissant de Nègres Africains, si le commerce des Esclaves était sanctionné par n'importe lequel des Gouvernements de ces mêmes îles, il pourrait y avoir quelques difficultés, mais comme ce n'est pas le cas, pourquoi les Nègres Africains, pourvus de passeports, sur lesquels il serait mentionné qu'ils sont Africains, ou d'Actes de vente en règle, ne pourraient-ils pas être admis. Je ne vois aucune raison, à moins que nous nous pensions en droit de suspecter les Gouvernements voisins de non sincérité. Mais que l'un d'entre eux ne s'avère avoir été introduit clandestinement à partir de la discussion finale de cette question, il pourrait peut-être être un devoir de détenir de tels esclaves dans la colonie jusqu'à ce que la Volonté de Sa Majesté soit connue." /signé/ W.H. Cock.
La déclaration écrite du Docteur Leurén avait la teneur qui suit:
"A propos du procès verbal du 14 mars et des opinions émises alors par M. le Justicier sur la question de l'application du traité susnommé, je me permets d'ajouter que, selon ma profonde conviction, l'importance la plus grande doit être accordée au fait que, au cours des quatre années écoulées depuis la conclusion du traité concerné, le contenu et le champ d'application de celui-ci ont été largement peu connus et compris par les habitants; qu'il n'a, à travers aucun document émanant du Conseil du Gouvernement, pas été interprété comme devant s'appliquer aux déplacements d'esclaves qui ont lieu entre les îles des Indes Occidentales; que les dispositions prises ici concernant l'importation d'esclaves n'ont pas été modifiées, et que ainsi la question ne s'est jamais posée, lorsque l'on a introduit, depuis une colonie française, hollandaise, danoise ou espagnole, des domestiques achetés là-bas ou qu'on les a achetés ici après leur introduction, que ceux-ci aient été d'origine africaine ou créole, et que le propriétaire s'est considéré en possession légale de ceux-ci, avec plein droit de les revendre.
Que les mesures prises maintenant, qui auraient un effet rétroactif, et à cause des possibles difficultés à obtenir davantage de preuves acceptables de propriété qu'il n'en a été exigé jusqu'à présent, devraient conduire à une insécurité si importante d'une propriété déjà chèrement acquise, cela serait d'une sévérité tout à fait déplacée, et mon point de vue serait donc que les mesures fiscales proposées dans l'immédiat par M. le Justicier, ainsi que l'examen plus précis de la provenance des esclaves et de leur reconnaissance dans d'autres colonies, devraient se limiter au cas des nègres africains possiblement arrivés ici à partir de ce jour." /Signé/ J. Leurén.
Session close.
Gustavia, ut supra.
Ex Protocollo.
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Re: Mise en application du traité abolissant la traite suédo

Messagepar JacquesG » Ven Jan 14, 2011 9:26 am

Effectivement, c'est mieux comme ça !
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Re: Mise en application du traité abolissant la traite suédo

Messagepar S:t Barthélemysällskapet » Ven Jan 14, 2011 3:36 pm

le texte original correspondant au paragraphe en rouge ci-dessous est celui-ci :

Image
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Re: Mise en application du traité abolissant la traite suédo

Messagepar JacquesG » Sam Jan 15, 2011 10:49 am

Malgré une relecture attentive de l'original, j'obtiens une phrase bancale, je vais donc reprendre cela...

"En ce qui le concerne, M. le Justicier ne pouvait cacher l'important (xxx obstacle ? je n'arrive pas à lire le mot) à/contre la réalisation d'une telle mesure qui, alors que celle-ci pour l'instant n'a pas été expressément ordonnée, (pourrait être contestée)...

Il y a donc deux passages qui sont obscurs pour moi (déchiffrage+compréhension) et m'empêchent de traduire cette phrase correctement :
--kunde hemtas (?) av den skenbara grund till klagan :
-- kunde för den genom mesuren lidande uthållas (?)
Je ne suis pas sûr de bien déchiffrer les deux mots suivis de (?).
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Re: Mise en application du traité abolissant la traite suédo

Messagepar S:t Barthélemysällskapet » Dim Jan 16, 2011 9:47 pm

"uthållas" me paraît à peu près sûr
"hemtas" possiblement, sinon peut-être mot finissant par "bus" et non "tas" ?
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Re: Mise en application du traité abolissant la traite suédo

Messagepar S:t Barthélemysällskapet » Lun Jan 24, 2011 12:31 am

il semble que nous soyons bloqué :cry:
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