Je lis régulièrement le forum, mais écrit rarement (beaucoup trop occupé pendant longtemps). Mais je voulais vous faire part de mon expérience, relativement négative. Je ne suis pas encore trop dans la m..., malgré une situation qui est loin de ce que j'espérais (je suis idiot mais combattif), donc c'est plutôt pour information.
Après 3 ans et demi sur Gotland, et avoir terminé mon contrat à l'université (et avoir vérifié que les promesses de CDI faites pendant tout ce temps n'étaient bien que des promesses
Bon je pense que c'est aussi lié à l'isolement de Gotland (vu que beaucoup de suédois du continent ont aussi été victimes de l'Université), mais en terme de copinage et de tricherie, je n'ai jamais vu pire en France (pourtant ce n'est pas génial non plus, et refus de voir certaines réalités en face). Mais c'est aussi lié à certains aspects du pays (décisions en comité par exemple). Quand je vois maintenant (en cherchant du travail, mais mes années ici ont eu un impact négatif sur ma carrière scientifique (ni temps ni support pour pouvoir y travailler)) les postes équivalents à ce que j'étais supposé faire ici, je suis éc½uré.
Vous pouvez découvrir plus de commentaires acides (mais malheureusement justifiés) sur mon blog: http://www.thegiantball.com/~blog avec aussi des magnifiques photos (quand même
Pour faire suite à ce long descriptif, et justifier ce post, je crois que les petites "högskolans" sont des relatifs échecs, et pas seulement sur Gotland. Et il est très dangereux d'y travailler pour un étranger (bon, je crois qu'HGO est extrême quand même) ou pour un suédois hors-relations (vérifié avec d'autres personnes ici): la politique de financement de l'état pousse les Universités a trouver des fonds externes, comme les gros projets européens (plein d'argents). Les plus petites universités n'ont pas la compétence sur place (suite à l'emploi malheureux de personnes du voisinage sans rapport aux compétences, favorisé par les décisions en comité, quand le comité est un groupe de copains) et embauchent de l'extérieur. Un peu de langue de bois pour conserver le poisson, puis à la poubelle quand le projet (et l'argent) est fini. Et sans rien y voir de mal
Bon la dérive sur projets européens/nationaux est une chose répandue, mais pas toujours à ce point.
Bref, si vous avez fini votre thèse, et trouvez un joli poste de responsable/ingénieur/chercheur pour un projet européen en Suède, vérifiez l'activité réelle de l'université avant. Ça pourrait bien être un piège. Là où j'étais il y a peu de risques maintenant, car ils ont réussi à désintégrer la recherche du département en un peu plus d'une année. Il ne peuvent actuellement plus lancer aucun projet (ni encadrer de thésard ni accueillir d'étudiants au niveau Master).
Et attention pour tous sur Gotland. Il est très difficile d'y trouver un travail, surtout sans relation.
Sinon, je suis à la recherche d'emploi
Bravo si vous avez lu jusque là !!!
Alain
PS. : C'est surtout une critique du système suédois, pas des suédois (heureusement beaucoup nous ont pas mal aidés). En fait beaucoup d'étrangers travaillent à l'université, de façon très opportuniste (en offrant certains cours d'un niveau collège). C'est un problème de dérive des högskolans.





