le Couscous au Patrimoine de l Humanité Unesco 2018=2968 ?

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rara
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le Couscous au Patrimoine de l Humanité Unesco 2018=2968 ?

Message par rara » 23 janv. 2018 21:08

hej =azul =ⴰⵣⵓⵍ

https://fr.unesco.org/ , http://www.jeuneafrique.com/519087/soci ... lhumanite/


le Couscous Scandinaves est il meilleur que le Couscous d Afrique du Nord ??? une étude s impose sur ce sujet gastronomique.

le Couscous est un plat préférer des Nord Africains ,est exporter vers l Europe, Amériques,Asie,Australie

Couscous = Sekssou en Kabyle, est un plat inventer par les Berbères-Amazighs

préparer la semoule pour le couscous kabyle : https://youtu.be/WppDc7QAz64

préparer du couscous très simple : https://youtu.be/-MSZrJz2eBY

préparer la semoule sans couscoussier : https://youtu.be/kXTHtN_maq8

préparer le couscous a la façon portugaise : https://youtu.be/0EXp-yUzJDE

couscous rapide au poulet : https://youtu.be/mf2mFPIKmlo

couscous Canadien : https://youtu.be/1qqO81h1u-Q

comment faire la vraie graine de semoule du couscous : https://youtu.be/E1xdR8N-IyU

fellag sketch humour sur le couscous : https://youtu.be/TDM5mcMiTQ

chanson : fais moi du couscouys chérie par Bob Azzam : https://youtu.be/E-pmSaKT_AM


voici un article de presse paru dans le magazine "le jeune Afrique" sur le Couscous qui sera peut etre bientot au patrimoine de l humanité a l UNESCO.


Maghreb : le couscous bientôt au patrimoine de l’humanité ?

23 janvier 2018 à 08h46 — Mis à jour le 23 janvier 2018 à 10h22
Par Jeune Afrique avec AFP
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Des experts des pays du Maghreb planchent sur un projet « commun » destiné à inscrire le couscous au patrimoine mondial de l’Unesco.

« Le dossier du classement du couscous en tant que patrimoine universel est un projet commun aux pays du Maghreb », a déclaré Slimane Hachi, le directeur du Centre algérien de recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques (CNRPAH), à l’agence de presse d’Etat algérienne APS.

« Son montage est en cours et des réunions d’experts de ces pays se tiendront prochainement », a-t-il ajouté, sans autres détails sur les dits experts ou sur les dates attendues des réunions.

Un sujet sensible
Le couscous est un sujet épineux au Maghreb, où les trois pays se disputent la paternité de ce plat à base de semoule de blé dur préparée avec de l’huile d’olive et accompagnée de légumes, d’épices, de viande ou de poisson.

En septembre 2016, l’Algérie avait annoncé son souhait de faire inscrire le raï (genre musical) et le couscous au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco. Ce qui avait alors fortement déplu à son voisin marocain, grand rival politique, diplomatique et culturel.

Autres sujet de discorde entre les deux pays : la paternité de la culture « gnaoua », rendue en partie célèbre grâce à un festival à Essaouira (sud du Maroc) et dont le royaume chérifien a déposé une demande d’inscription sur la liste de l’Unesco.

« L’ancestralité » du couscous
Interrogé par l’APS, Ouiza Gallèze, chercheuse au CNRPAH, a évoqué « l’ancestralité » du couscous « plat plusieurs fois millénaire » et « sa transculturalité, car il appartient à plusieurs peuples ».

Selon la chercheuse, « des ustensiles proches des outils de fabrication du couscous ont été retrouvés dans des tombes remontant au règne du roi Massinissa ». Ce monarque berbère (202-148 av. JC) unifia la Numidie, regroupant la partie Nord de l’Algérie actuelle et des parties de la Tunisie et de la Libye d’aujourd’hui.

« En outre, des fouilles, dans la région de Tiaret (250 km au sud-ouest d’Alger) ont permis la découverte de tels ustensiles, datant du IXe siècle, notamment le couscoussier », a-t-elle expliqué à l’APS.

« Raffermir les liens entre les peuples »
Un classement du couscous par l’Unesco serait « un moyen de raffermir les liens solides entre les peuples (du Maghreb), dans le sens où ils répondent aux mêmes traditions par les mêmes expressions culinaires », a-t-elle souligné.

Apporté en France au début du XXe siècle par les premiers travailleurs venus d’Algérie, puis par les pieds-Noirs à l’indépendance de l’Algérie en 1962, le couscous est devenu l’un des plats préférés des Français, selon plusieurs études

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Dernière modification par rara le 03 févr. 2018 10:20, modifié 8 fois.
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Re: le Couscous au Patrimoine de l Humanité

Message par bech » 23 janv. 2018 22:13

Y a il d'ores et déja du couscous suédois/scandinave, ou est-ce qu'il attendent que tu ailles là bas pour importer l'idée ?
bech : comme Bernard Ch....... Pourquoi chercher à faire un pseudo compliqué ?

Sites Internet: http://bech.free.fr , http://chansonbech.tuxfamily.org/ , http://libremail.tuxfamily.org/ , http://nouvellepeau.free.fr , http://apertiumtrad.tuxfamily.org

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Re: le Couscous au Patrimoine de l Humanité Unesco 2018=296

Message par trucker » 02 févr. 2018 19:56

le couscous est devenu l’un des plats préférés des Français, selon plusieurs études
Ce ne sont pas vraiment des études sérieuses mais des consultations faite par des médias.

Je n'ai rien contre le couscous en particulier mais si ce plat rentre dans le patrimoine de l'UNESCO, il faut alors faire rentrer tous les plats régionaux de tous les pays.

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Re: le Couscous au Patrimoine de l Humanité Unesco 2018=296

Message par suede » 03 févr. 2018 09:33


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Re: le Couscous au Patrimoine de l Humanité Unesco 2018=296

Message par trucker » 03 févr. 2018 11:17

La gastronomie entière d'un pays, je suis d'accord mais un seul plat ?

J'avoue que si ça fait parti d'un patrimoine national, je ne pense pas que ce soit un patrimoine mondial.

rara
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Re: le Couscous au Patrimoine de l Humanité Unesco 2018=2968 ?

Message par rara » 04 mai 2018 18:56

Hej=azul=ⴰⵣⵓⵍ


http://www.elwatan.com/culture/couscous ... 62_113.php

Couscoussi, le festival de tous les goûts !

Du 10 au 12 mai, le palais des Raïs (Bastion 23) abritera le Festival international du couscous. Des expos, des concours, des shows, des concours et plein d’autres surprises sont au menu. El Watan Week-end vous donne un avant-goût de ce qui vous attend au festival Couscoussi.

Le plat emblématique de la cuisine maghrébine sera en fête dès jeudi prochain et jusqu’au 12 mai. Couscoussi est la première édition du Festival international du couscous, organisé sous le patronage du ministre de la Culture Azzedine Mihoubi, en partenariat avec le ministère de la Jeunesse et des Sports, par les agences Nexus Corp Algérie et Chihra Prod.

Et ce, dans le cadre de la préservation et de la valorisation du patrimoine culturel. «Cet événement intervient dans un but de préservation du patrimoine. Organiser de telles manifestations devient un devoir et une obligation quand on veut défendre et valoriser notre identité et notre mémoire», assure Mohamed Amine Merain, directeur général de Nexus Corp.

Pour lui, si le groupe s’est décidé de franchir le pas vers la valorisation du patrimoine, c’est parce que la scène souffre d’un énorme manque d’activités. «L’Algérie est un pays riche par la diversité de sa culture et de ses traditions, alors on s’est dit embarquons-nous dans cette aventure d’autant plus qu’il y a très peu, pour ne pas dire il n’y a pas d’événements culturels, en particulier dans le domaine culinaire», ajoute-il.

«Quant au choix du thème, il est tombé sur le couscous car ce plat représente un lien commun entre toutes les régions du pays et symbolise la joie et le partage», poursuit M. Merain. Si aujourd’hui il est important d’organiser des événements autour du patrimoine et des traditions, culinaires en particulier, c’est parce qu’on se retrouve dans une ère où la cuisine rapide occidentale est la plus présente surtout chez les jeunes.

«L’organisation de ce genre d’événement permettra de sauvegarder ce patrimoine culinaire. La même chose pour tout ce qui constitue le patrimoine algérien (poterie, cuisine, vêtements...) car au final préserver son patrimoine, c’est préserver sa mémoire et son identité», soutient l’organisateur du festival Couscoussi.

Par ailleurs, selon le communiqué de l’événement, le lieu du festival a été choisi par rapport à son aspect historique : le palais des Raïs (Bastion 23) compte parmi les plus importants monuments de la ville d’Alger et représente l’un des derniers témoins qui attestent physiquement du prolongement de la médina d’El-Djazaïr (Casbah) jusqu’à la mer à l’époque ottomane.

Gastronomie

Couscous à base de semoule de blé complet, accompagné d’herbes, légumes, viandes, poulet ou poisson… Aujourd’hui, entre l’Algérie, la Tunisie et le Maroc, outre les autres pays d’Afrique du Nord, le Maghreb compte nombreuses variétés et recettes différentes de couscous. Rien qu’en Algérien, entre l’Est, la Kabylie, le Centre et l’Ouest, le patrimoine culinaire compte plusieurs dizaines de recettes de couscous.

De l’avis d’un des organisateurs du festival Couscoussi, Mohamed Amine Merain, «cette diversité existe aussi bien dans les méthodes de préparation que dans les ingrédients utilisés pour la sauce, l’origine du couscous entre blé, gland… ou encore les viandes choisies». Né en Afrique il y a plusieurs millénaires, le couscous est un plat emblématique de la cuisine traditionnelle du Maghreb, de l’Afrique du Nord, de la cuisine africaine et du régime méditerranéen. A travers les ans, ce plat a su se faire une place parmi les plats gastronomiques, y compris en Europe.

En France par exemple, le couscous a été classé en troisième place des plats salés préférés des Français, selon une récente étude. En particulier le couscous royal préparé à base de semoule blanche et agrémenté de plusieurs légumes, de différentes viandes et de merguez, qu’on sert dans de nombreux restaurants gastronomiques. C’est de là que l’idée d’un festival dédié pour ce patrimoine est venue, une idée de préserver une mémoire culinaire d’un peuple et d’une terre, selon le communiqué des organisateurs.

Cet événement représente une opportunité et un produit unique réunissant plusieurs aspects, intérêts et secteurs d’activité. «Comme la table et principalement le couscous l’ont déjà fait depuis la nuit des temps sur nos terres. Ces recettes vont réunir de nouveau la culture, l’artisanat, les traditions culinaires et l’historique, ainsi que les rituels familiaux et sociaux qu’on arrive rarement à réunir sans les départager. C’est du tourisme culinaire.»

Ryma Maria Benyakoub

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Re: le Couscous au Patrimoine de l Humanité Unesco 2018=2968 ?

Message par rara » 04 mai 2018 19:08

http://www.elwatan.com/culture/quand-un ... 63_113.php

Quand un plat dépasse la politique

le 04.05.18

Le couscous est algérien ? Marocain ? Tunisien ? Qui maîtrise les meilleures techniques ? Quel est le meilleur couscous ? Stop ! Fini les débats sur les origines du couscous ; désormais, ce plat est déclaré patrimoine maghrébin commun et sera bientôt classé ainsi.

En janvier dernier, des chercheurs algériens ont annoncé plusieurs rencontres d’experts maghrébins qui discuteront d’un projet commun : l’inscription du couscous au Patrimoine mondial de l’humanité.

Qu’on l’appelle t’aâm, seksou, kseksou, cousksi, berboucha…, le couscous est le plat qui unit différentes populations depuis des millénaires. Mais depuis plusieurs années, ces populations se débattent pour s’approprier l’origine de ce plat emblématique de la région maghrébine. Spécialement l’Algérie, la Tunisie et le Maroc où le sujet a toujours suscité des coups de gueule et des polémiques lors des manifestations culturelles et culinaires comme sur les réseaux sociaux.

Aujourd’hui, la course prend fin avec plusieurs vainqueurs ! Le couscous n’appartiendra plus à aucun pays du Maghreb, mais rassemblera toutes ses populations. Des scientifiques et des chercheurs algériens l’affirment.

En effet, le 22 janvier dernier, Slimane Hachi, directeur du Centre national de recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques (CNRPAH), a annoncé que des experts des pays du Maghreb allaient se réunir pour un projet commun : le classement du couscous au Patrimoine commun de l’humanité par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco).

Un classement qui pourra peut-être adoucir les relations diplomatiques entre certains pays et calmer la guerre du classement et du patrimoine entre leurs populations.

Pour Ouiza Gallèze, maître de recherches au CNRPAH, si ce plat mérite d’être inscrit au patrimoine humain universel, c’est grâce aux échanges qui sont la coutume de l’homme depuis des siècles. Mais il reste exclusivement berbère. «Il faut l’authentifier comme tel. Il est aussi mondial, pour cela il est important de mettre en place une ligne rouge pour visualiser son évolution, sans vouloir la changer ou la figer», assure l’experte.

Symbolique

Et Ouiza Gallèze d’ajouter : «Le classement n’est qu’un temps d’arrêt théorique dans l’histoire de celui qui opère. C’est lui qui prend conscience de cette valeur patrimoniale et se trace un programme de mise en valeur en organisant les événements comme celui de se vendre mais à un niveau plus important, plus varié et plus dynamique. Bref, plus coloré, à l’image de la région.»

Par ailleurs, si cette reconnaissance concernera plusieurs pays — l’Algérie, le Maroc, la Tunisie, la Libye, la Mauritanie et le Mali — c’est grâce à la symbolique du couscous qui les rassemble depuis des millénaires. L’experte Ouiza Gallèze affirme que cette symbolique est forte et représentative au niveau de la région.

Pour elle, le couscous est beaucoup plus qu’un plat culinaire ; c’est un composant essentiel de l’identité culturelle. Il symbolise le partage, l’offrande communautaire et l’esprit de fête. Il rassemble et marque les grands événements heureux ou tragiques, au niveau familial et au niveau des traditions vécues dans les campagnes et aussi en ville.

«Le couscous est un des plus importants plats dans les habitudes alimentaires du Maghreb et y est une tradition très ancienne. D’ailleurs, Ibn Khaldoun en a fait un composant essentiel dans la définition du Berbère ou de l’Amazigh quand il a dit “Le berbère est celui qui porte le burnous et mange le couscous…”», explique la chercheure.

Aussi, ce plat est un signe d’honneur qui distingue le bon chef par le choix de la bonne épouse. «Une légende raconte qu’un chef de tribu quelque part dans ce vaste Afrique du Nord menaça sa femme, une étrangère nouvellement convertie à l’islam, de la tuer si elle ne lui préparait pas un couscous...»

Couscoussier

Et si l’on en est arrivé à cette symbolique c’est après plusieurs millénaire d’habitudes et de traditions. Mais dans le cas du couscous, il est impossible d’identifier un commencement ou une datation de cette tradition. «Comme le veut l’histoire, cette région est caractérisée par son blé, par voie de conséquence, elle engendre ou produit tout ce qui a trait au blé dur ou tendre, entier ou moulu, complet ou raffiné.

Le couscous en fait partie», poursuit Ouiza Gallèze. Selon les scientifiques du CNRPAH, le couscous est né en Afrique, d’une origine purement amazighe. Les Arabes, eux, ont découvert et adopté la semoule lors de leur conquête de l’Afrique du Nord. Des fouilles, dans la région de Tiaret, ont permis la découverte d’ustensiles divers datant du IXe siècle, notamment un couscoussier.

L’introduction du couscous dans la péninsule ibérique daterait de la période de la dynastie berbère des Almohades, au XIIIe siècle. Et sa popularité se propage alors rapidement en Espagne et au Portugal. Bien avant le colonialisme français, Rabelais en parle dans Pantagruel (1532) en l’appelant «couscoussou», alors qu’Alexandre Dumas, dans son Grand Dictionnaire de cuisine, l’appelle «coussou coussou».

Sa consommation se répand réellement sur la rive nord de la Méditerranée au XXe siècle, par le biais des familles algériennes qui ont commencé leur migration vers le nord lors de la Première Guerre mondiale, puis les pieds noirs qui l’ont emporté dans leurs bagages après 1962, ainsi que les juifs maghrébins. Le couscous devient enfin le troisième plat préféré des français, selon une enquête réalisée en février 2014 pour le magazine Journal des femmes.

Pétrole

Selon Ouiza Gallèze, le couscous a résisté au temps, à l’oubli et aux changements des peuples à travers son internationalisation : «On ne peut aider le couscous à résister au changement, il a résisté sans nous. C’est justement son internationalisation qui lui a donné cette force.»

Et si sur le terrain, on ne peut rien faire de concret pour garantir sa préservation, à l’intérieur des familles, il y a beaucoup à faire : «Tout doit se faire dans l’amont. Les familles, les cultures locales doivent continuer à faire ce qu’elles font très bien.» L’experte du CNRPAH ajoute qu’«il ne s’agit pas de décréter pour faire évoluer une tradition, la tradition n’obéit pas à l’esprit de loi. Il faut la laisser faire et la suivre pour la comprendre.

Il faut écouter la société civile pour savoir ce qu’elle veut après l’avoir formée bien sûr, parce que là ce situe le problème de toutes les populations : la formation». Par ailleurs, de par son histoire et sa symbolique, le couscous est dans étendue, selon Ouiza Gallèze, plus importante que le pétrole.

Car si le pétrole a un début et une fin, le Couscous, lui, n’en a pas. «Le couscous n’a pas de début et calme la faim. Le pétrole a été découvert par des machines sophistiquées, le couscous se trouve naturellement au fond de chacun d’entre nous. Si un jour il n’y a plus d’industrie pétrolière, supplantée par une autre forme d’énergie, il n’y aura plus d’économie pétrolière, mais tant qu’il y aura des terres et des mères au Maghreb, elles feront du couscous pour que les générations survivent à la disparition de l’économie pétrolière pour se reconstruire.»

La chercheure explique : «L’histoire est un bon maître, soyons donc de bons élèves. Massinissa, constructeur du plus grand pays d’Afrique, a vendu du blé à l’Europe, Rome a fait de nous son grenier, d’ailleurs une des raisons de la colonisation de l’Algérie est le blé algérien. Alors le blé est l’avenir de ce pays comme il a été la gloire de son passé.» Par contre, par effet de modernisation, le couscous s’est industrialisé.

Industrialisation

Et là où s’arrête la tradition commence l’économie industrielle. C’est le challenge à venir. Le couscous n’a plus de frontières ; on le trouve sur les cinq continents. Et des machines peuvent produire du très bon couscous. Il s’est aussi enrichi, puisqu’on le trouve associé à toutes les viandes. Quant au rôle de l’inscription, des intellectuels et du travail en amont en général, affirme l’experte, c’est de continuer à faire ce distinguo.

«L’Etat, s’il doit faire quelque chose, doit trouver des mécanismes pour encourager et mettre en valeur la ‘tradition de faire le couscous’ et non pas simplement ‘le plat du couscous’, par des encouragements spécifiques, non pas spécialement financiers, pour que la femme ne laisse pas la place à la machine. Le couscous est une histoire, c’est une appartenance, c’est un goût, c’est un partage, c’est un événement, c’est un souvenir.»

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