un Oiseau =fågel =afroukhe unique au monde nommé "Sittelle Kabyle"

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rara
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un Oiseau =fågel =afroukhe unique au monde nommé "Sittelle Kabyle"

Message par rara » 10 nov. 2018 19:03

hej=azul= ⵀⴻⵊ=ⴰⵣⵓⵍ

https://www.elwatan.com/pages-hebdo/etu ... 24-10-2018

Découverte d’un site de la sittelle kabyle par des chercheurs de l’ENSA
Nouvel envol pour l’ornithologie algérienne

SLIM SADKI 24 OCTOBRE 2018 À 0 H 40 MIN 250

La découverte ,le 11 octobre, d’un nouveau site de la sittelle kabyle donnera-t-elle un nouvel élan à l’ornithologie ? Pourquoi en fait ces volatiles intéressent depuis toujours les poètes, les naturalistes, les scientifiques, les amoureux de la natures ? Les réponses sont généralement connues, mais pas toutes.

En Algérie, les oiseaux, tous les oiseaux forestiers, oiseaux d’eau, marin, migrateurs ou sédentaires, ont été pendant longtemps et sont toujours les seuls moyens d’obtenir des indications sur la santé des milieux naturels, les écosystèmes et leur fonctionnement. Compter le nombre d’individus par espèce, noter la présence des différentes espèces et observer leurs activités en toutes saisons donnent en effet une foule d’information.

Les oiseaux sont d’excellents indicateurs écologiques. On dispose de données éparses dès l’antiquité sur des espèces présentes rapportées par tes textes anciens ou des représentations. La littérature et le melhoun (texte poétique en dialecte local) est riche en volatiles qui inspirent leurs auteurs. Mais, pour l’heure, les premières observations notées que telles sont rapportés par des militaires du corps expéditionnaire français de 1830 surtout dans les régions sahariennes.

Selon Mohamed Bellatrèche, professeur d’écologie forestière à l’Ecole nationale supérieure d’agronomie d’El Harrach, on distingue trois périodes pour l’histoire de l’ornithologie algérienne. La première entre 1830 et 1962 avec des données générales, la deuxième entre 1962 et 1976 avec une contribution des étrangers et entre 1976 et 1980, l’entrée en lice des premiers ornithologues algériens.

Aujourd’hui, on en compte plusieurs dizaines qui sont dans les laboratoires universitaires, sur le terrain comme les deux générations de forestiers qui ont bénéficié de formations ou encore les nombreux photographes animaliers qui font des merveilles sur les réseaux sociaux. Il est vrai que l’ornithologie est une activité passionnante qui se pratique à tout âge. Pas besoin en effet d’être un érudit et il faut peu de moyens.
Sur le plan recherche scientifique, plusieurs travaux et recherches ont été menés depuis 1979.Dans le Maghreb, l’Algérie est pionnière en la matière. On compte en effet de nombreuses thèses de doctorats soutenues dans les universités algériennes ou à l’étranger.

Sur le terrain, il y a aujourd’hui des observateurs, mais en nombre infime si on considère l’étendue du territoire national. Un dénombrement, incomplet, est effectué annuellement pour les oiseaux d’eau par l’association AquaCirta de Constantine, qui a organisé les «Journées nationales des ornithologues amateurs algériens» à Constantine, du 18 au 20 mai 2017. Un autre réseau, celui de l’Association nationale algérienne d’ornithologie (Oran), beaucoup plus active, inonde la Toile avec des photos et des informations sur l’avifaune, comme le fait également AquaCirta de Constantine.

Tout ceci semble avoir commencé avec les premiers stages d’ornithologie du Parc national d’El Kala en 1987 en partenariat avec l’INA et l’université de Annaba, qui ont donné un nouveau souffle à l’ornithologie algérienne. Ils ont permis de faire connaître l’ornithologie algérienne, de former les premiers ornithologues, de créer un réseau national d’observateurs d’oiseaux d’eau et de créer une centrale ornithologique pour assurer leur suivi.


suite :

La découverte d’un nouveau site de la Sittelle kabyle provoque des réactions salutaires
Sitta ledanti. La Sittelle kabyle doit son nom scientifique à Jean-Paul Ledant, alors enseignant à l’ENSA, qui l’a observée la toute première fois en 1975 un peu par hasard dans la sapinière au sommet du Djebel Babor. Une découverte qui va stimuler l’ornithologie en Algérie
SLIM SADKI 09 NOVEMBRE 2018 À 10 H 00 MIN 1003

L’annonce faite dans nos colonnes (El Watan du 23 octobre) de la découverte le 11 octobre dernier d’un nouveau site de la Sitelle kabyle par une équipe pilotée par le Pr. Mohamed Bellatrèche de l’Ecole nationale des sciences agronomiques (ENSA) a suscité des réactions chez des ornithologues certains revendiquant la primeur de la découverte de l’oiseau emblématique de l’Algérie plus à l’est des 4 sites déjà connus.

Ce petit oiseau endémique à cette région du pays et qui n’existe nulle part ailleurs dans le monde n’était connu auparavant qu’au Djebel Babor (Sétif) en 1975, puis redécouverte dans les forêts du Gerrouch à Jijel (1989), ensuite à un mois d’intervalle dans les forêts de Tamentout et Djima, entre Sétif et Jijel (1990). Trois membres de l’association ornithologique AquaCirta de Constantine ont pu l’observer le 24 septembre dernier.

L’information n’a été donnée que sur leur page Facebook le 18 octobre, relayée par des sites ornithologiques connus comme Ornithomédia, celui de la Ligue de protection des oiseaux (LPO) des sites français.

Les membres d’Aquacirta ont appris, eux, la présence de la sittelle par un cadre du Parc national de Taza (Jijel), Abdelwahab Bouchareb, que nous avons pu joindre au téléphone. Lui l’a vue à la fin du mois d’octobre et il sait de quoi il parle puisque la Sittelle a été son sujet de mémoire de master. Il en a entendu parler par des gens du coin qui l’ont reconnue sur des images. Le Pr Riadh Moulay, de l’université de Béjaïa et ses collègues l’ont vue en avril 2018 ; l’info n’a pas été divulguée en vue d’une publication scientifique.

L’annonce est donc restée dans le cercle des initiés alors «qu’il fallait la rendre publique immédiatement en commençant par informer les autorités en charge de la protection de la nature», nous déclare Mohamed Bellatrèche qui dit avoir «gardé un très mauvais souvenir de la découverte de la Sittelle en 1975, qui a fait le tour du monde après avoir été donnée à Paris par le journal Le Monde le 28 juillet 1976».

Ces réactions sont salutaires, nous dit encore Mohamed Bellatrèche, car cela veut dire qu’il y a du monde aujourd’hui, dans les universités et en dehors, qui observe les oiseaux en accumulant les connaissances en ornithologie, comme nous l’explique Abdelkrim Si Bachir, enseignant-chercheur et trésorier de l’Association nationale de ornithologues algériens ANOA (voir interview).

Les ornithologues, amateurs et professionnels, se sont regroupés pour beaucoup en associations qui organisent des séminaires internationaux pour évaluer les travaux de recherche sur les oiseaux et leurs milieux naturels, particulièrement les zones humides, des formations et des ornithologies, le financement de projets avec des bailleurs de fonds étrangers.

«En quelques années, nous sommes passés des simples observations des espèces et leur dénombrement à des études touchant à plusieurs aspects de la bio-écologie des oiseaux», nous indique encore le porte-parole de l’ANOA. Mohamed Bellatrèche affirme à ce propos «qu’aucune discipline universitaire n’a fait autant de progrès, à l’exception de l’informatique» et l’association des deux a révolutionné les pratiques et libéré les énergies.

On en veut pour preuve ce site créé par de simples amateurs qui rassemblent et partagent les observations sur l’avifaune algérienne qui échappe ainsi au contrôle de l’administration incarnée par la Direction générale des forêts à qui on reproche, en organisant tant bien que mal les dénombrements annuels des oiseaux, de garder jalousement les données pour ne les confier qu’à «Wetlands International»(1) et d’autres organismes internationaux.

Mais, si la Sittelle vient avec ce nouveau site à Ghabet Ezzen (la forêt de chêne zéen) de Jijel, et comme à la fin des années 70’ et 80’ de relancer l’intérêt pour cette activité et «applications socio-économiques, telles que la protection des végétaux cultivés, la conservation des milieux forestiers et des zones humides, la santé humaine et animale, l’écotourisme», beaucoup de chemin reste à faire.

L’Algérie est un continent, elle est vaste et le nombre d’observateurs est infiniment petit pour une couverture satisfaisante. Elle a besoin de plus d’observateurs, des guides d’oiseaux, des jumelles et des télescopes. Le Réseau des forestiers RNOOA, qui compterait 500 membres, en est cruellement démuni. Il y a des wilayas et pas des moindres sans la moindre paire de jumelles.


https://www.elwatan.com/pages-hebdo/mag ... 09-11-2018

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l alphabet Berbère en tifinagh : ⴰ ⴱ ⵛ ⴷ ⴻ ⴼ ⴳ ⵀ ⵉ ⵊ ⴽ ⵍ ⵎ ⵏ ⵄ ⵃ ⵇ ⵔ ⵙ ⵜ ⵓ ⵖ ⵡ ⵅ ⵢ ⵣ ,Le Couscous Suèdois,je l aurais un jour ,je l aurais :lol:

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