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Quelqu'un a vu la tente ?
Vous avez loupé le début ? Pas de panique : Episode précédent
[b]Lundi 03 Juillet ( 2/8 )[/b]
[u]08h00 – Réveil[/u]
Le réveil sonne.
On a exactement 04 heures et 30 minutes avant la fin de l’enregistrement pour :
- préparer nos sacs ;
- Petit déjeuner, s’habiller ;
- Acheter des sardines, de la ficelle et des tapis de sol pour la tente ;
- Prendre le train vers Nynäshamn.
Au départ légèrement en retard sur le planning prévu (argh), on a quand même réussi l’exploit d’arriver avec une petite demi-heure d’avance.
Suite:
Le bateau est tout simplement IMMENSE ! Je ne m’attendais pas du tout à un ferry, mais après coup ça semble parfaitement logique. On prend la version grand format (un peu moins rapide, mais peu importe) et pouvant accueillir jusqu’à 1.200 passagers par voyage.
Le truc super c’est qu’on dépose nos bagages à l’embarquement, et ainsi pas de sac à trimballer dans les escalators qui montent vers le bateau (youpi !). Nos sièges sont sur un des côtés, à l’étage bar/restaurant, au moins si on a faim on n’aura pas à marcher très loin.
[u]12h50 – départ[/u]
Durée prévue du trajet : 03h15
Arrivée prévue à : 16h05
J’ai somnolé la plupart du temps (quoique j’étais pas la seule), histoire de réccupérer un peu de mes « avant vacances ». Je sais, d’habitude on dort au retour, mais la semaine qui a précédé mon départ a été plus que mouvementée (et diablement pauvre en sommeil). Bon sang qu’est-ce qu’il fait froid dans ce bateau, ils veulent nous tuer avec la climatisation ou quoi ? Et dire que mon unique pull est dans la soute… snif !
[u]16h05 et plus (trop occupée pour regarder l'heure) – Arrivée à Visby[/u]
On débarque tranquillement et on va attendre nos bagages dans un hall type aéroport (grand, couleurs pâles, plafonds haut, tapis roulant), c’est mieux qu’à Arlanda !!!!!
C’est à peu de choses près à ce moment-là que les choses se gâtent… en anglais.
- « Chérie, tu as bien les deux sacs que je t’ai confié dans ton grand sac ?
- J’ai tout ce que tu m’as donné, c'est-à-dire un sac.
- Euh, un seul ?
- Oui.
- T’es sûre ?
- Tu veux vérifier ?
- Oui. »
Et c’est là qu’on se rend compte que j’ai bien pris tout ce qu’il m’a donné, un sac et pas deux, et que ce deuxième sac contient l’armature de la tente, rien que ça… bref on a la toile mais rien pour la faire tenir. Ca fait plus d’un quart d’heure qu’on marche, le poids commençait légèrement à me faire souffrir, et on a comme qui dirait un léger problème.
Commence à ce moment une épopée de plus de deux heures durant lesquelles on va rentrer puis sortir de la vieille ville, chercher un magasin de sport (qu’on ne trouvera pas puisque sortis par la mauvaise porte), téléphoner à un de ses amis pour savoir où louer une tente et découvrir que ce n’est possible qu’au port (et c’est vachement loin au moment ou chéri se décide à appeler). J’ai jeté un coup d’œil à mon épaule (oui j’ai un sac type sport avec une courroie, je savais pas qu’il faudrait marcher) qui est imprimée en relief, et d’un magnifique rouge écarlate : j’ai super mal. Il ajoute juste après qu’il sait pas comment on va faire pour manger ce soir, vu que les magasins seront sûrement fermés en ville le temps de faire l’aller retour au camping (et en plus pas question de faire demi-tour).
Là j’ai vraiment cru que j’allais péter un fusible, et un beau. Parce que l’équation chaleur + sacs lourds + 2 heures de marche + perdus sur une île + ne pas savoir ni où ni comment dormir + pas manger (et même si j’ai pas faim pour le moment, ça va pas tarder et j’ai rien avalé depuis le petit déjeuner) + je connais pas le coin + je parle pas le suédois + mon anglais reste un peu hésitant = ça cadre pas vraiment avec la personnalité de la MeLu !
Ca faisait un peu beaucoup, j’ai balancé mon sac par terre (enfin, posé violemment, c’est mes affaires dedans faut pas déconner) de rage. En plus j’étais totalement incapable de formuler quoi que ce soit (à cause de la colère), déjà que j’ai du mal à le faire en français…
J’étais autant énervée contre lui à cause de l’organisation que contre moi qui n’arrivait pas à m’exprimer, et qui connaissant ses lacunes organisationnelles, aurait dû anticiper et vérifier l’intégralité du processus. C’est promis, la prochaine fois ses responsabilités les plus importantes seront la prise en charge des bonbons et des magazines à lire sur la plage…
On a finalement appelé le camping pour confirmer qu’il leur reste de la place (la chance c’est tenace parfois) et s’ils peuvent nous prêter une tente sur place. Au final, ô miracle, il leur reste de la place ET une tente. On se remet en marche quand chéri m’annonce qu’il va nous falloir environ une heure pour parvenir au camping… c’est plus des vacances c’est l’enfer !
Bref on a fini par arriver au camping (qui était situé à 1kilomètre, donc une petite demi-heure avec les sacs et une MeLu qui bougonne) et on a déballé la tente qu’ils nous prêtaient… l’armature n’avait pas la même taille que la notre, et ô surprise, il n’y avait pas de sur-toile dans le paquet, ce qui permettait d’admirer le « Gay på Gotland » taggé sur tout un côté (pour les néophytes, traduisons par « Gay à Gotland »). Après nous être sérieusement demandés si on n’allait pas acheter une tente neuve (mais pour ça il faudrait trouver le magasin de sport, ha ha ha), on a mis la sur-toile de notre tente (4 personnes) sur la sous-toile du camping (2 personnes). C’était bien sûr trop grand (mais je crois que c’était facile à deviner), mais au moins c’était une tente et c’était pas taggé.
Arrivé à ce stade, il ne nous restait plus qu’à trouver de quoi nous nourrir (ceci dit en passant, il était presque 21 heures… le petit déjeuner à 08h30 commençait à n’être plus qu’un très vague souvenir), et on est donc partis le long de la cote pour rallier Visby. Chemin qui était quand même en ligne droite, plat (pour ceux qui connaissent pas le coin, pour s’éloigner de la plage il faut grimper) et DEUX FOIS PLUS COURT !
Une MeLu pas contente se repérant très facilement, et étant une espèce assez dangereuse en cas de danger (mange de sommeil, manque de nourriture, perdue, etc), chéri a eu une illumination et m’a invité au restaurant (en partie parce que j’aurais pas fait la cuisine, en partie parce qu’apparemment quand il fait la cuisine c’est immangeable). Assise, rassasiée, reposée et rassurée, la MeLu est un animal beaucoup plus calme, social, souriant et désireux de mettre rapidement de côté les querelles inutiles (par exemple et en l’occurrence piquer l’addition et payer pour signifier le retour de la paix).
On est rentrés et on s’est couchés, j’en pouvais plus de cette journée… et ça se comprend aisément je crois.
2 commentaires
Et pour prendre l'avion il n'y a ni couloir fermé, ni bus pour t'y amener. Non, tu sors directement sur la piste, et tu marches jusqu'à l'avion... Bon.. à côté bien sur il y a les gros avions des vols internationaux, hyper sécurisés pour éviter les attentats.. Ca tombe bien.. personne ne regarde vraiment où tu vas.. Alors passer de l'un a l'autre.....
J'ai pris l'avion pour Visby... de Bromma, un petit coucou aussi à hélices...
Je lis je lis...
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